À l’occasion de l’édition 2017 de Montréal complètement Cirque, Les 7 doigts de la main investissent la SAT (Société des Arts Technologiques) pour un spectacle grandiose. Intitulé Vice et Vertu, ce show pour les 18 ans et plus, porté par une trentaine d’artistes, nous emmène vivre les années 40 et le Montréal de la prohibition. Et c’est avec plaisir que l’on se laisse entraîner!

Dans ce voyage temporel, on rencontre à  travers une farandole de tableaux des personnages ayant marqués l’histoire Montréalaise.

La mutine effeuilleuse Lili St-Cyr, Pax Plante et Jean Drapeau défendant sévèrement la ville du vice offert par les salles de jeux du mafioso Harry Davis ou les bordels clandestins dans lesquels le spectateur déambule.

Car oui, le décor magnifique autant que les artistes nous racontent ce Montréal partagé entre le Vice et la Vertu en transformant la SAT.

La scène s’élargit et le public devient à  son tour scène sur laquelle les artistes évoluent. Appelé à  se déplacer dans un véritables parcours au sein de la SAT, le spectateur est toujours au cœur de l’action.

C’est donc au plus près que l’on admire les multiples talents des artistes et qu’on se laisse conter, dans une alternance français anglais, l’identité de la ville.

Il y en a pour tous les goûts. Des numéros de burlesques de cabaret au combat de bar en passant par l’intimité d’une chambre à  coucher, le voyage haut en couleur dans les bas fond de Montréal est complet.

Aussi complet que les artistes qui l’animent. Véritables virtuoses qui évoluent avec grâce entre chants, acrobaties, équilibre, jonglerie et jeu théâtral. Et ça ne s’arrête pas là!

Au 375eme anniversaire de la ville, ce show est une ode à Montréal et nous entraîne également sur les hauteurs de la Montagne sous la coupole de la SAT pour déclarer un amour vibrant au Montréal d’hier et d’aujourd’hui.

Tissant ainsi des liens entre passé et présent qui se retrouvent également dans les thèmes abordés avec toujours beaucoup de délicatesse et de poésie, de tendresse presque. Que ce soit la lutte pour le droit des femmes avec des activistes tel que Thérèse Casgrain ou Lea Roback, la liberté d’aimer par l’iconique Armand Monroe ou encore l’itinérance.

Un chef d’œuvre de cirque contemporain à ne pas manquer en définitive, on rit, on retient son souffle, on pleure presque parfois et au bout de 3 heures on en redemande encore.

Le spectacle se poursuit jusqu’au 6 août en parallèle à des multiples activités du festival Montréal Complètement cirque dont les animations circassiennes gratuites sur la rue Saint-Denis ou encore les représentations de Rouge dans le jardin Émilie Gamelin.

Pour plus de détails, consultez la programmation.

Crédit photo : Benoît Z. Leroux