Nous sommes arrivés à Béthanie avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles et le cœur à la fête. Chose certaine, nous sommes rentrés à la maison avec des souvenirs plein la tête, et ce, même sentiment de bonheur que celui du jour 1.

Encore une fois cette année, La Grosse Lanterne (Festival en forêt) a su rassembler les amoureux du plein air et de la relève québécoise. Entre les sourires et les airs de musique d’ici, le beau temps a fait le plaisir de tous, gardant les festivaliers nettement plus au sec que l’année précédente.

Malgré les nuits fraîches, tous ont su se réchauffer au rythme des DJs présents, tel que Ryan Playground, Grandbuda et Radiant Baby pour prolonger la fête après les concerts de la scène principale. Autre chose certaine : il n’y avait aucune raison de s’ennuyer à Béthanie, entre le 28 et 30 juillet.

De la musique d’ici, pour des gens d’ici

Malgré la variété de groupes d’âge présents lors du festival, il est évident que tous y sont pour célébrer les artistes qui forment la nouvelle scène musicale québécoise : un harmonieux melting-pot de français, d’anglais et de franglais. Émile Bilodeau a d’ailleurs ouvert le bal avec un dynamisme impressionnant, question d’étirer un sourire sur le visage des festivaliers déjà nombreux.

S’en est suivi Beyries et Tire le coyote, qui ont maintenu une ambiance de fête durant l’heure du souper, où les files devant les food trucks s’agrandissaient à vue d’œil. C’est au moment où The Franklin Electric est monté sur scène que la foule s’est rassemblée devant la formation montréalaise pour chanter tous en chœur leurs succès maintenant internationaux. La première soirée s’est ensuite conclue sur une Charlotte Cardin accueillie chaleureusement et qui nous a réchauffé le cœur le temps d’une heure. Même pour les fans, la prestation fut remplie de surprises et de nouveautés.

Après une nuit de sommeil plutôt courte, la deuxième journée a commencé sur les déhanchements et rythmes effrénés de KNLO. Mention spéciale au duo Les Deuxluxes, qui a mis le feu aux planches, avec sa prestation semi-improvisée mais solide. Son audace est à saluer.

Le public a pu se diriger par la suite vers la scène principale, où se sont succédés Geoffroy, Gabrielle Shonk, Ragers et Andy Shauf, qui, à leur façon, ont réchauffé la foule jusqu’au soir venu. De l’électro-pop jusqu’au hip-hop, en passant par l’acoustique, l’excitation est à son comble pour ce qui est à suivre.

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À découvrir ou redécouvrir, Busty and the Bass est certainement un groupe qu’il faut garder à l’œil. Ils sont 9 et déplacent de l’air, à notre plus grand plaisir de les voir s’amuser sur scène. C’est finalement Dead Obies qui clôt la suite de spectacles sur la scène principale, après Poirier Migration Soundsystem. Toujours débordants d’énergie, les 6 membres du groupe rap ont fait une entrée sur scène qui a donné le ton pour le reste de la soirée. Fan ou pas, tous ont sauté et fredonné au son de leurs hits et une boule de chaleur humaine s’est assurément formée au-dessus de Béthanie à ce moment. Ceux qui avaient encore de l’énergie ont pu apprécier Duchess Says à l’Auberge un peu plus tard.

Gougounes, coups de soleil, ambiance féérique et plaisir assuré

Il faut le dire : sans les bénévoles et les membres d’organisation sur place, La Grosse Lanterne ne serait pas une aussi grande réussite. De l’accueil au départ, ces personnes aussi enthousiastes qu’attentionnées ont fait en sorte que tous et chacun trouve sa place, que ce soit au camping qu’autour du feu. Leur bonne humeur et leur volonté à divertir les festivaliers hors des heures de spectacle ont fait en sorte qu’il n’y avait aucun temps mort. On ne peut que leur dire un énorme « merci ».

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Pour les habitués, le site de La Grosse Lanterne n’est pas une surprise à la lumière du jour. Mais à la tombée de la nuit, c’est l’émerveillement pour tous, une fois la forêt illuminée. Les feux de camp nous ont réchauffés, les jeux de lumière et structures nous ont fasciné, les spectacles nous ont envoûté et La Grosse Lanterne nous a permis de nous rapprocher.

En tout cas, comme disaient Les Deuxluxes : La Grosse Lanterne, c’est tigidou !