La star ontarienne The Weeknd, dont le vrai nom est Abel Tesfaye, a mis fin aux festivités d’Osheaga 2017 avec un spectacle relevé et enlevant. 

La soirée était parfaite pour accueillir la nouvelle étoile montante de la musique canadienne. On se rappelle qu’en 2002, à Osheaga même, le jeune homme âgé de 22 ans à l’époque était vu comme l’enfant prodige et le nouvel espoir canadien. Après 5 ans, il faut avouer que The Weeknd a bien compris les règles du jeu et a proposé de quoi d’assez crunchy.

Si on avait peur que la foule soit moins nombreuse en raison de sa visite au Centre Bell, il n’y a même pas 2 mois, les spectateurs montréalais n’ont pas boudé leur plaisir. Car le jeune homme de 27 ans a tout donné lors de son show.

Dès les premières mesures de Starboy, hit concocté avec les gars de Daft Punk, la table était mise pour un concert unique et dynamique. S’en sont suivies les excellentes Party Monster et Reminder. 

La scène était particulièrement élaborée, soit une immense structure triangulaire d’où sortait des flammes. C’était, disons-le, assez impressionnant.

TheWeekend_PatBeaudry_003

Une communion exemplaire

Ce qui surprend, comme dans plusieurs spectacles de r &b/hip hop, c’est cette connexion avec le public. À l’égard de ses compatriotes, The Weeknd prend le pouls des festivaliers en s’adressant à eux comme s’ils étaient des amis. Cette relation privilégiée avec le chanteur torontois est rafraîchissante.

Après avoir lancé tout son amour pour la métropole, le Canadien a balancé des pièces comme Earned It (du film 50 Shades of Grey), The Hills sans oublier ses autres bombes I Can’t Feel my Face et I Feel It Coming. Ces dernières ont provoqué un tremblement de terre sur l’île Notre-Dame. La communion était à son maximum : on ne pouvait pas en demander plus !

La foule était extrêmement réceptive et regardait tous les faits et gestes du rappeur. Elle buvait presque ses paroles. C’était quelque chose d’irréel. Notre ami était aussi très en voix et très en forme pour ce spectacle, surtout après une performance de Vance Joy et Alabama Shakes qui m’ont laissé songeur.

TheWeekend_PatBeaudry_015

The Weeknd a prouvé qu’il était loin d’être seulement une étoile filante et méritait amplement sa place dans la musique canadienne, très loin des Justin Bieber et compagnie.

Crédit photo : Pat Beaudry/Osheaga